Eat What You Want, Pay What you can

(Photo : Cdozo)

Une initiative interessante qui consiste à faire de la restauration sociale. Le concept est le suivant : Manges ce que tu veux, donnes ce que tu peux. Explication dans cet article du site Worlchanging.

Selon les statistiques de l’industrie de la restauration, bien plus de 50 % des nouveaux établissements ferment avant même leur première année d’activité. Cela semblerait être une raison suffisamment dissuasive pour ne pas prendre de risques et de ne faire aucun compromis dans le lancement d’un établissement de restauration. Mais un couple de Denvers dans le Colorado, ont inscrit le risque le risque dans leur plan de financement en ouvrant un établissement dans lequel les clients payent par donation selon leurs propres moyens, il n’y a donc pas de prix fixes.

SAME café (un acronyme de « So All May Eat », qui pourrait être traduit par « tout le monde devrait manger à sa faim ») a ouvert à Denvers en Octobre 2006 et bien qu’il n’en soit qu’à ses balbutiements, il semble cependant monter en puissance.. Les propriétaires, Brad et Lilly Birky, ont conserver leurs emplois respectifs de programmateur informatique et d’instituteur et ont choisit de ne pas se rémunérer pour le moment. Cependant, le modèle « donner ce que vous pouvez » a néanmoins permis d’équilibrer la balance comptable tous les mois depuis l’ouverture du restaurant.

L’espoir de voir le projet se pérenniser vient en partie de la réussite d’un de ses prédécesseurs qui existe depuis trois ans déjà. Le « One World Café » est un restaurant de Salt Lake City qui repose sur le même concept. Sa propriétaire Denise Cerreta a en réalité rencontré le couple Birky alors que « SAME café » n’était q’une simple idée et elle leur avait promis son assistance en cas d’ouverture.

Le souhait de Denise Cerreta d’aller à Denvers pour offrir son aide s’inscrit dans une vision à long terme de propager le modèle dans de nombreuses villes des Etats-Unis. Denise a créé une fondation, la « One World Everbody Eats » Foundation, qui est devenu un véritable réseau de support pour la création de ces restaurants où l’on donne selon ses moyens à travers le pays. SAME ne s’inscrit pas exactement dans cette logique mais par le biais de gens qui agissent sur le principe du don de nourriture, Denise a une meilleure chance de progresser. Selon le site Web de l’OWEE :

« Madame Cerreta aide les gens a percevoir la nourriture non comme un simple bien de consommation mais plus comme un moyen de créer un lien entre les gens et les communautés. Les clients choisissent la taille de leur portion, ils mangent ainsi uniquement ce qu’ils désirent sans gaspiller. Moins de gaspillage peut se traduire dans un premier temps comme plus de nourriture pour ceux qui en ont besoin. Madame Cerreta espère que le concept puisse s’exporter dans le futur.
La dimension entrepreunariale apparaît lorsque nous apprenons que les employés sont payes un salaire décent et qu’un programme de formation est mis en place pour les chercheurs d’emplois dans le secteur de l’agroalimentaire. »

Ces restaurateurs débutants contribuent au développement d’un système agroalimentaire durable en renforçant la santé des communautés et de l’économie locale. Ils font du mieux qu’ils peuvent pour préparer leurs repas avec des produits biologiques, de saison et l’offre (il s’agit souvent de plats ‘raffines’ tels que la pizza aux poires et au gorgonzola) change fréquemment selon la disponibilité des produits. Le café SAME est également associe a une association caritative du même nom, So All May Eat, dont la mission est de lutter contre la faim au travers de programmes communautaires. Jusqu’à présent, le Café a été le fer de lance cette initiative.

Ces deux cafés ont récemment été le sujet d’un article dans le journal THE TIMES qui affirment que les habitues qui payent régulièrement équilibrent la balance avec ceux qui ne peuvent vraiment pas se permettre de payer leurs repas, permettant ainsi aux gérants de mener a bien leur mission initial, nourrir les gens dans le besoin :

« Ce modèle de café connaît un nombre croissant de partisans parmi les gens du quartiers qui ont envie de faire un geste et dont une partie dînent au restaurant régulièrement. Au One World, les habitues ont donne a Denise une voiture, des plats tout neufs, organise un nettoyage professionnel des moquettes, fourni du carrelage pour les toilettes et ont fait don d’un terrain pour faire en faire un jardin bio équipe d’un système d’irrigation neuf. La semaine dernière, un client a laisse un billet de 50$ a cote d’un bol de soupe vide au café SAME. Depuis son ouverture, un homme vient régulièrement et laisse de la monnaie sur le comptoir sans avoir manger en disant ‘Je suis béni aujourd’hui alors je voudrais en faire profiter les autres’. Cet homme est sans domicile. »

Sarah Rich (15.01.07) - Traduction par Nicolas Sauvage.

Cet article est aussi disponible en anglais.

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