L’élevage est crucial pour la réduction des émissions de méthane
(Photo : Kman999)
Moutons et vaches destinés à être moins “flatulents” pourraient avoir un rôle crucial dans la lutte contre le réchauffement climatique selon un expert interrogé hier par le journal The Telegraph.
John Houghton, l’ancien directeur du bureau météorologique et membre du panel scientifique des Nations Unies sur le réchauffement climatique déclare avoir observer les premiers essais en Nouvelle Zélande de moutons génétiquement modifiés destinés a réduire les émissions de méthane dans l’atmosphère.
John Houghton a déclaré pendant la “Oxford Farming Conference” que le méthane provenant de l’élevage représentait toujours 20 a 30% du problème de réchauffement climatique.
Selon lui, le mécanisme de production du méthane dans l’estomac des ruminants restait en partie inexpliqué et ses observations en Nouvelle Zélande sont un début de réponse au problème.
“J’ai vu un mouton dans un laboratoire ayant des sacs et des capteurs a chaque extrémités de son corps. J’ai demande se qu’il se passait et on m’a répondu que c’était scientifique et très sérieux.”
Les expérimentations en Nouvelle Zélande ont également démontré que le type de pâturage pouvait influencer directement les émissions de méthane provenant des moutons et des vaches en les réduisant de 16%.
Réduire les émissions de méthane en Nouvelle Zélande serait nécessaire pour atteindre les objectifs fixes par le protocole de Kyoto.
Dans ce pays, 45 millions de moutons et 8 millions de bovins produisent environ 90% des émissions totales de méthane.
En moyenne, une vache laitière émet environ 90 kg de méthane par an, l’équivalent de 120 litres d’essence.
Une récente étude de la FAO (Food and Agriculture Organisation - agence onusienne pour l’agriculture et l’alimentation) précise que les émissions mondiales de méthane provenant de l’élevage ont un impact plus important sur l’atmosphère que les émissions liées au transport.
En Angleterre, le département pour l’environnement et l’agriculture est sur le point d’attribuer 750 000 livres sterling (env. 1,140,000 euros) à la recherche dans le but d’étudier le sujet.
Charles Clover – The Telegraph (06.01.07) / Traduction : Nicolas Sauvage
Pour ceux qui désirent lire l’article en anglais sur le site du telegraph, cliquer ici.