Les jardins communautaires

(Photo : H4NUM4N)


Vous connaissez sans doute tous le concept de ‘jardins d’ouvriers’ ou ‘jardins de familles’. J’ai souvenir d’aller avec mon grand-père à Nanterre dans ses quelques mètres carrés de jardin sur les bords de la Seine. Il n’avait certainement pas de quoi subvenir à ses propres besoins pendant toute une année mais c’était une bonne occasion d’aller voir ses amis, de prendre l’air et de faire un peu d’exercice. De plus, je me rappelle qu’il plantait des variétés de légumes que je ne voyais nulle part ailleurs (en tout cas pas dans les supermarchés)…

En arrivant à Londres, je me suis intéressé de près à ces jardins familiaux et j’ai fait des demandes auprès des mairies d’arrondissements et là, surprise, le délai d’attente pour obtenir 20 mètres carrés de terrain pas trop loin du centre de Londres (c’est-à-dire moins d’une heure de transport en commun) était de DEUX ANS, aaarrrgghhh…J’ai donc oublié l’idée mais peut-être resurgira-t-elle un de ces quatre.
Bon, tout ça pour dire que ces jardins d’ouvriers ou familiaux sont en pleine recrudescence et le concept évolue en ce que l’on nomme aujourd’hui ‘jardins communautaires’. La différence réside dans la prise de décisions commune concernant les cultures et le partage des récoltes entre les cultivateurs. Bien évidemment, il existe des variantes et ces jardins adoptent des formats différents en fonction de ses utilisateurs, le partage restant le mot d’ordre.
Parmi les nombreux bénéfices de ces jardins, je citerai le retour à la terre et à la véritable valeur des aliments (particulièrement dans le cas des populations urbaines), la conservation de la biodiversité (la possibilité de cultiver des espèces de fruits et légumes en voie de disparition) et enfin la mixité sociale (le partage d’une activité avec des gens que l’on n’a pas forcément l’habitude de côtoyer). Allez, tous à vos binettes et « back to the roots »…

Image de prévisualisation YouTube
  del.icio.us this!

No Response so far »

  1. 1

    Catherine CHALOM said,

    décembre 17, 2007 @ 13:02

    Bonjour

    Je partage totalement votre point de vue ; ces petits lopins de terre permettent
    de retrouver la fierté d’avoir fait pousser soi même ses aliments, de retrouver le
    sens des saisons, la possibilité de choisir des fruits et légumes anciens, dévenus
    introuvables dans les grandes surfaces où tout est standardisé.
    Je crois que c’est important au niveau physique et psychologique.
    Et aussi au niveau éducatif ; combien d’enfants ignorent totalement si les
    aliments qu’ils mangent sont le fruit des arbres, poussent en surface ou sont
    enterrés !
    Enfin, je militerai pour ma part pour que chacun ait un lopin sufffisant pour être
    auto suffisant pour sa famille (cf concept de manse agricole de Georges
    Toutain voir http://www.labergerie-villarceaux.net/site/fiche-sitelab-27.html) ;
    il y aurait moins de misere si chacun avait de quoi cultiver ses
    légumes, des fruits à croquer ou à transformer en confiture, quelques poules
    pour avoir des oeufs ou de la viande,…
    Un regret : qu’on n’impose pas que la mise à disposition de ces terrains soit
    lié à l’obligation de cultiver en bio.
    En effet à quoi bon se donner du mal pour cultiver de “bons” légumes
    s’ils sont nourris dans une tere saturée en engrais et pesticides de
    synthèse.
    En tout cas espérons que cette demande de jardins communautaires va se faire
    de plus en plus pressante et qu’elle sera de ce fait davantage satisfaite.
    Et bravo pour votre blog !

Comment RSS · TrackBack URI

Say your words