Mc Do et ses déchets

(Photo : Davescunningplan)

Nous sommes allés chez Harrod’s, le bien connu magasin de luxe de Monsieur Al Fayed à Londres, et nous avons acheter un petit fromage de chêvre bien sympathique mais qui fait pleurer quand tu vois le prix. Bon enfin, revenons en au fait, voila ti pas que la vendeuse nous met le fromage dans un papier, jusque-là normal, mais elle nous sort un sachet plastique pour le mettre dedans. Alors là, quelque peu surpris, nous lui disons “No thank you, we already have a bag”. Comble du comble, elle nous répond “Yes, Yes, I have to do this” sur un ton du genre “C’est comme ça et puis c’est tout, si vous êtes pas contents c’est pareil”. Pour être honnête, nous sommes restés un peu sciés pour ne pas dire autrement, nous n’avons rien répondu, nous avons pris le sachet et nous sommes partis.
Tout ça pour dire que sous prétexte d’un prétendu standard de qualité (mais vous pensez donc à l’image de la maison, voyons!), on se retrouve avec des produits suremballés. Bon d’accord on me peut pas nous coller un bout de fromage sans rien comme ça dans les mains mais je pense qu’il y a des limites.
Dans le cas de l’article suivant, le standard n’est sans doute pas le même mais les quantités de déchets produites sont sans doute tout aussi importantes.

Restauration rapide : lutter contre les déchets de la vente à emporter

Nelly Olin, ministre de l’Environnement et Jean-Pierre Petit, PDG de McDonald’s France, ont annoncé la mise en place le 16 février prochain d’un processus de concertation afin de lutter contre les déchets liés à la vente à emporter. Les villes de Dijon en Côte d’Or et Albert dans la Somme seront les premières à expérimenter cette future concertation.

La production annuelle française de déchets est estimée à 849 millions de tonnes dont 90 millions pour les déchets d’entreprises et près de 4,2 millions de tonnes pour les déchets municipaux de voirie. Or, comme l’a fait remarquer Nelly Olin, ministre de l’Environnement, lors de la conférence de presse qui s’est à Paris le lundi 8 janvier : “Nous constatons malheureusement de plus en plus fréquemment, la présence d’emballages utilisés dans la restauration rapide à emporter dans les espaces naturels et publics.” Ces emballages laissés à l’endroit même où le repas est consommé constituent, outre une pollution visuelle, un coût supplémentaire pour les collectivités locales chargés de les collecter et de les traiter. C’est pourquoi “Devant ce constat, j’ai souhaité m’attaquer à ce problème emblématique des déchets de la restauration rapide,” a expliqué Nelly Olin. Elle a donc annoncé la mise en place, le 16 février prochain, d’un groupe de concertation qui réunira le ministère de l’Environnement, MacDonald’s France, l’Ademe, Eco-emballages, des collectivités locales, des associations de consommateurs, des associations de défense de l’environnement et des fournisseurs d’emballages en souhaitant que “les clients de McDonald’s épousent ses thèses environnementales.”

En effet, concernant la gestion des déchets, le géant de la restauration rapide développe une stratégie en trois points : réduire l’impact des emballages à la source, valoriser et recycler les déchets et réduire les déchets sur la voie publique. Sur l’impact des emballages, l’entreprise précise que 90 % des emballages de service et d’accessoires sont en papier ou carton et une partie d’entre eux sont composés à plus de 72% de fibres recyclées. Par ailleurs la priorité est donnée au conditionnement en vrac comme pour les sodas qui sont l’assemblage sur place d’un sirop conditionné par paquet de près de 20 litres et d’eau gazeuse conditionnée en citerne en inox de 300 litres ou en poches plastiques de 250 litres. Le meilleur exemple des efforts de valorisation concerne les huiles usagées : 7300 tonnes (soit 95% du total) sont ainsi collectées chaque année et acheminées en Allemagne pour y être transformées en biodiesel, soit 5 millions de litres en 2006. En outre 5000 tonnes par an de carton d’emballages sont recyclées et une expérience pilote de récupération des déchets organiques pour faire du compost est testée à Evreux. Concernant le troisième volet de cette stratégie, Jean-Pierre Petit, PDG de McDonald’s France souligne que “L’évolution des comportements de tous est une condition sine qua non à un traitement durable des problèmes de déchets.” Outre sa participation au processus de concertation, l’entreprise a déjà engagé des “Plans propreté” : des salariés des restaurants font des tournées de ramassage des déchets dans un périmètre de 300 mètres autour du site. Certains des franchisés ont même créé des emplois spécifiques, les éco-patrouilleurs. “Nous pensons aujourd’hui que toute solution permettant de régler le problème des déchets abandonnés sur la voie publique sera une solution globale, c’est à dire une solution qui fasse interagir des éléements techniques, commerciaux et d’évolution des comportements des clients,” explique Jean-Pierre Petit. C’est pourquoi le groupe McDonald’s France entend faire appel aux associations locales de défense de l’environnement à Dijon (150 000 habitants) et à Albert (10 400 habitants), les deux villes retenues pour expérimenter ce processus de concertation.

Le Cniid (Centre national d’information indépendante sur les déchets) contacté par le groupe n’a pas souhaité à ce jour prendre part au processus. “Pour nous, les garanties offertes à ce stade du projet n’étaient pas suffisantes pour nous associer publiquement à cette démarche,” explique Eric Gall, directeur du Cniid. Il ajoute : “La démarche de McDonald’s est une démarche utile et semble aller dans le bon sens mais la question des déchets ne peut pas se poser uniquement sur l’aval. Si cela aboutissait à une campagne de sensibilisation, ce serait bien mais insuffisant à nos yeux.” Pour le Cniid, des solutions comme la mise en place de consignes, d’une différenciation des tarifs selon la vente “sur place” ou “à emporter” par exemple ne doivent pas être écartées d’emblée et, dans tous les cas, un travail en amont sur la réduction de la production de déchets est nécessaire. “Nous ne faisons pas de procès d’intention à l’égard de Mc Donald’s, notre objectif est de pousser les industriels à l’éco-conception. Si les engagements que prendra McDonald’s dans le cadre de cette démarche sont concrets, précis et avec des résultats, nous n’aurons alors aucun problème à saluer publiquement l’initiative.”

C’est la volonté de McDonald’s France semble-t-il, puisque Jean-Pierre Petit a annoncé un plan d’action au plus tard le 15 mai prochain et souhaité que son entreprise aille plus loin sur la réduction et la composition des emballages et également en matière de valorisation des déchets.

Christophe Brunella (08/01/2007)

Cet article est extrait du site internet Novethic. Et pour en savoir sur la politique environnementale de McDonald, cliquez ici.

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Miam Miam, Ronald aime bien les poubelles…

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  1. 1

    nicosauvage said,

    août 21, 2007 @ 17:56

    Moi, je préfère Quick…Non je déconne…

  2. 2

    nicosauvage said,

    août 21, 2007 @ 18:04

    Je suis allé faire un tour rapide sur la partie ‘environnement’ de leur site et c’est vrai que c’est pas fait. Il pourrait presque me convaincre…

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