décembre 19, 2007
· Filed under Pêche et surpêche, Quotidien

Les ministres européens de la pêche se sont mis d’accord ce mercredi sur les quotas de pêches dans l’union européenne en 2008.
Un des sujets principaux a été la prise de cabillaud dans l’Atlantique Nord. Une baisse de 25% était recommandée par les scientifiques et les associations de protection de l’environnement mais ce sera finalement entre 9% et 18%. Certaines études, dont celles de l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) montrent toutefois que les stocks de cabillauds ont commencé à se régénérer dans certaines zones. Pour sa part, le ministre français de la pêche, Michel Barnier, parle d’un compromis équilibré mais veut refaire le point dans quelques mois à l’aide de nouvelles études scientifiques. Reste à savoir dans quelle mesure l’objectivité des études scientifiques peut être influencée par les lobbys de l’industrie de la pêche.
D’autres baisses importantes de quotas ont été décidées pour le merlan bleu, le hareng et la plie. La pêche à l’anchois reste interdite dans le Golf de Gascogne. La pêche du thon rouge est également interdite depuis le mois de Septembre 2007 dans l’UE car l’espèce est surpêchée et par conséquent en voie d’extinction.
Ces mesures se révèlent importantes mais tardives à la fois. Les français mangent 34 kg de poisson par an et n’ont pas la moindre idée de la fragilité de certains stocks de poissons comme la dorade rose, l’espadon ou le thon rouge. Un guide de la consommation responsable de poissons a été publié par la WWF et il est téléchargeable en ligne. Vous y trouverez les poissons à privilégier, ceux à consommer avec modération et enfin ceux à éviter. A présent, nous n’avons plus d’excuses…
Sources : Le Monde
Et pour ceux qui ne savent pas à quoi ressemblent certains de ces poissons (j’en fait partie), quelques illustrations:

L’anchois

Le cabillaud

La dorade rose

Le merlan bleu

La plie

Le thon rouge
décembre 17, 2007
· Filed under Moins de déchets..., Quotidien

Le design durable ou ecodesign s’immisce partout y compris dans notre environnement quotidien. La cuisine n’échappe donc pas à ce phénomène et les idées fleurissent. Pour preuve ce travail de John Arndt, un étudiant américain en design. Une cuisine vraiment sympa et symbiotique où l’on peur faire sécher sa vaisselle en même temps qu’arroser ses plantes et où l’on convertit ses déchets organiques en ressources pour le jardin en nourrissant la poubelle à composte (les vers de terre font le reste). A quand la commercialisation?


Ci-dessous le portfolio de John Arndt:
portfoliofor_syracuse.pdf
décembre 14, 2007
· Filed under A voir ou à entendre..., Agriculture et agriculteurs, Alimentation et mangeaille, Bio, Jardinage et jardiniers, Vidéographies
Je ne sais pas ce que vous faites ce soir, mais moi, je trouvé un super film d’aventure à mater…ça s’appelle Guerre et Paix dans le Potager.
Partie 1 de 6:
http://www.dailymotion.com/videox3jz1v
Partie 2 de 6:
http://www.dailymotion.com/videox3jye4
Partie 3 de 6:
http://www.dailymotion.com/videox3jxpk
Partie 4 de 6:
http://www.dailymotion.com/videox3jx72
Partie 5 de 6:
http://www.dailymotion.com/videox3jwp0
Partie 6 de 6:
http://www.dailymotion.com/videox3jw74
Et une spéciale dédicace au blog Neomansland sur lequel j’ai trouvé la vidéo.
Bon week end à tous…
décembre 13, 2007
· Filed under Agriculture et agriculteurs, Initiatives, OGM, Vidéographies
(Photo : jaako)
Kokopelli est une association qui distribue des semences aux particuliers dans le but de préserver la biodiversité. A titre d’exemple, leur catalogue de semences ne compte pas moins de 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d’aubergines. Personnellement, je n’aurai jamais penser qu’il existait autant de variétés de chacune de ces espèces et pour cause, nous avons été habitués a peu de choix, en particulier dans la grande distribution. L’aspect cosmétique est trop souvent privilégié par les consommateurs qui penseraient par exemple qu’une tomate ‘cœur de bœuf’ est sans doute un fruit malade parce qu’il ressemble peu à notre idée préconçue de la tomate (voir ci-dessous).

(Photo : xdebx)
Pour en revenir à notre petite association, elle a fait parler d’elle en se voyant attaquer en justice par le semencier Baumaux pour les raisons suivantes :
- Ventes de variétés « éventuellement dangereuses » n’apparaissant pas au catalogue officiel des espèces et variétés
- Distribution de plantes, susceptibles de se développer sur un continent qui n’est pas le leur sans aucun contrôle des autorités nationales, à des jardiniers amateurs.
En bref, l’entreprise Baumaux a attaqué en justice l’association Kokopelli sous couvert concurrence déloyale (forcement, quand un consommateur peut trouver des graines gratuitement, le choix est vite fait). Nous avons donc affaire à un duel entre une entreprise pro-OGM et pro-commercialisation du vivant et une organisation à but non lucratif agissant pour la protection de la biodiversité (dois-je préciser qui est qui ?). Malheureusement, l’association Kokopelli a été condamnée à payer une amende de 17 000 Euros.
En ce qui concerne la nature de Kokopelli, l’association continue aujourd’hui de militer et agit très concrètement pour :
- la sauvegarde de la biodiversité planétaire
- l’accès pour les jardiniers européens aux variétés anciennes de plantes et en particulier aux variétés potagères devenues rares.
- Distribuer des semences traditionnelles aux paysans du Tiers-Monde.
- Favoriser la naissance de réseaux paysans pour préserver la culture de variétés anciennes et de semences traditionnelles dans le Tiers-Monde.
- Mettre en place des centres de ressources génétiques dans le Tiers-Monde.
- Préserver l’existence de semences non OGM et l’agriculture paysanne.
Kokopelli, le combat continue…
Sources : Wikipedia
Et pour finir, une petite vidéo de 27 minutes sur l’association Kokopelli:
http://www.dailymotion.com/videoxf02i
Autres articles sur les OGM
décembre 11, 2007
· Filed under Agriculture et agriculteurs, Alimentation et mangeaille, Initiatives, Quotidien
(Photo : H4NUM4N)
Vous connaissez sans doute tous le concept de ‘jardins d’ouvriers’ ou ‘jardins de familles’. J’ai souvenir d’aller avec mon grand-père à Nanterre dans ses quelques mètres carrés de jardin sur les bords de la Seine. Il n’avait certainement pas de quoi subvenir à ses propres besoins pendant toute une année mais c’était une bonne occasion d’aller voir ses amis, de prendre l’air et de faire un peu d’exercice. De plus, je me rappelle qu’il plantait des variétés de légumes que je ne voyais nulle part ailleurs (en tout cas pas dans les supermarchés)…
En arrivant à Londres, je me suis intéressé de près à ces jardins familiaux et j’ai fait des demandes auprès des mairies d’arrondissements et là, surprise, le délai d’attente pour obtenir 20 mètres carrés de terrain pas trop loin du centre de Londres (c’est-à-dire moins d’une heure de transport en commun) était de DEUX ANS, aaarrrgghhh…J’ai donc oublié l’idée mais peut-être resurgira-t-elle un de ces quatre.
Bon, tout ça pour dire que ces jardins d’ouvriers ou familiaux sont en pleine recrudescence et le concept évolue en ce que l’on nomme aujourd’hui ‘jardins communautaires’. La différence réside dans la prise de décisions commune concernant les cultures et le partage des récoltes entre les cultivateurs. Bien évidemment, il existe des variantes et ces jardins adoptent des formats différents en fonction de ses utilisateurs, le partage restant le mot d’ordre.
Parmi les nombreux bénéfices de ces jardins, je citerai le retour à la terre et à la véritable valeur des aliments (particulièrement dans le cas des populations urbaines), la conservation de la biodiversité (la possibilité de cultiver des espèces de fruits et légumes en voie de disparition) et enfin la mixité sociale (le partage d’une activité avec des gens que l’on n’a pas forcément l’habitude de côtoyer). Allez, tous à vos binettes et « back to the roots »…
décembre 10, 2007
· Filed under Initiatives, Moins de déchets..., Technologie et design durables...

Quand je pense à tous ces couverts en plastique et ces assiettes en carton, sans parler des gobelets, que nous avons pu consommer depuis notre plus tendre enfance pour les goûters d’anniversaire sans parler des soirées entres potes ayant la flemme de faire la vaisselle de 15 personnes. Et bien il existe aujourd’hui une alternative écolo à tout cela puisque l’entreprise Eatware basée à Hong-Kong a lancé sa gamme de produits à base de fibres végétales (bambou et canne à sucre). Ces produits sont, selon l’entreprise qui les produit, 100% biodégradable, recyclable et sans additif chimique.
Reste à se poser la question de savoir si nous ne devrions pas plutôt essayer de s’écarter de ce modèle du « tout jetable » qui s’est imposé dans nos sociétés depuis une vingtaine d’années. Une vaisselle classique lavée dans un lave-vaisselle consommant peu d’eau et d’électricité est une option que j’aurai personnellement tendance a privilégier (ouais d’accord il faut acheter le lave-vaisselle…). Qu’en dites vous ?
décembre 5, 2007
· Filed under Agriculture et agriculteurs, Vidéographies
Bon, je suis un peu emmerdé quand même, moi qui suis plutôt un gourmet et un adepte de foie gras de canard et produits bio, je viens de me rendre compte qu’il n’existe pas de foie gras bio. Oui je sais, vous ne vous étiez pas poser la question mais moi si. Il n’en existe donc pas et pour cause, le gavage est considéré dans les textes comme une forme de cruauté envers les animaux (ce qui n’est pas faux d’ailleurs). Quand je parle des textes, il s’agit du rapport du Comité scientifique de la santé et du bien-être des animaux de 1998. Toutefois, la législation risque de changer pour autoriser un foie gras issu de l’agriculture bio mais qui ne sera jamais véritablement “éthique”. En fin de compte, je suis face à un dilemme (et je ne suis pas le seul) et j’ai encore trois semaines pour y réfléchir…
En attendant mon verdict du nouvel an, une petite vidéo promotionnelle pour le foie gras du Sud-Ouest: