Archive for Moins de déchets...

Petite expérience nord américaine…

Après avoir passé quelques jours aux Etats-Unis, je veux bien croire que si tous les habitants de la planète consommaient comme les états-uniens, il nous faudrait cinq planètes de plus pour subvenir à nos besoins. Les problématiques environnementales sont nombreuses en Amérique du Nord mais je porterai une attention particulière à l’aspect alimentaire puisqu’il s’agit de la Grande Bouffe Ethique. J’illustrerai la question par le biais de quelques anecdotes…

NYC

Tout d’abord, mon séjour dans la Grande Pomme, New York City, il a été étourdissant (comme pour quiconque s’y aventure pour la première fois). Je me ballade au hasard des rues et j’ai d’abord été marqué le soir venu par le peu d’éclairage public; et pour cause, ce sont principalement les vitrines et les panneaux publicitaires qui illuminent les rues. Je suis, entre autre, allé sur le mythique ‘Time square’ (j’avais en tête cette image de  James Dean sous la pluie dans ce lieu ‘magique’ même si ça a bien changé depuis…) et quand on voit toutes ces lumières, je crois qu’on a du mal à s’imaginer la quantité d’électricité nécessaire pour faire marcher tous ces panneaux. Bref, j’y aperçoit une publicité pour une grande marque de boisson gazeuse et puis la couleur rouge prédominante de la marque qui vire au vert. La publicité vente les mérite du recyclage et le fait que le panneau fonctionne à l’énergie éolienne. Je dois dire que j’étais partagé entre “Oh, que c’est une bonne initiative!” et “Encore une histoire de Greenwash” et puis j’en suis venu à la conclusion qu’il y avait un peu des deux. Pour ceux qui n’avait pas compris de quelle marque je parlais, voir les photos ci-dessous.

Washington DC

A la capitale, je suis allé prendre mon petit déjeuner dans un Corner baker. Il s’agit d’une franchise de restaurants qui servent principalement des ptit dej’ et des lunchs. D’abord, j’ai cherché dans le menu si il y a avait quelques ingrédients bio (sans résultat), puis des options végétariennes (non plus, sauf une salade de thon). Une fois le solide choisi, venons-en au liquide, je commande un expresso (un simple, pas un double) et je vois la serveuse me sortir une de ces tasses, vous savez, faites d’un mélange de carton et de plastique donc non recyclable. Vous me direz qu’il n’y a rien de surprenant dans tout cela et que c’est également aujourd’hui monnaie courante en France; Je vous le concède mais ce qui m’a le plus choqué, c’est la taille du gobelet, sans exagérer d’une capacité d’un demi-litre…(la preuve par l’image). Là, il s’agit d’un calcul coût-avantage, les clients américains aiment les ‘large coffees’ et pas les expressos donc il n’y avait pas de contenant pour ces derniers puisque trop rarement consommés. Pour conclure, j’ai simplement envie de demander : Est-ce que ce serait pas mieux des tasses réutilisables, qui ont certes besoin d’un peu d’eau pour être lavées, à la place des ces vilains gobelets en partie fabriqués à base de pétrole qui finiront dans une décharge ou dans un incinérateur? J’ai laissé un commentaire sur leur page web et je vous tiendrais au courant de leur éventuelle réponse…

Newark Airport

Enfin, juste une spécial dédicasse à ce restaurant de  l’aéroport de Newark qui possède la bouffe la plus, ‘excuse my french’, dégeulasse qu’il m’ait été donné de manger. Il n’y avait que de la viande (chicken-pork bellies-beef), ce qui ne m’a laissé comme seul recours une soupe de fruits de mer servie dans une sorte de bouchée à la reine que je qualifierai de la même manière que dans la phrase précédente. Le tout pour un prix exhorbitant (comme dans tous les aéroports) et un arrière goût déplaisant pour mes derniers instants aux ‘States’.

Michelle et son jardin

Michelle Obama, l’épouse du 44ème président des Etat-Unis a démarré récemment son jardin bio à la Maison Blanche. Les enfants d’une école voisine ont été invité à l’inauguration du premier potager présidentiel depuis 60 ans. La first lady et les enfants ont mis la main à la pâte afin de préparer le sol qui doit être en ce moment-même en train de porter ses premiers fruits et légumes.  Ces derniers, menthe, thym, basilic, persil, aneth, laitues, épinards, oignons, carottes ou encore tomates, serviront à préparer les repas de la maison blanche, mais finiront également dans les assiettes de la soupe populaire voisine. Certes, cela ne résoud pas les problémes de faim dans le monde et de souveraineté alimentaire mais il faut bien montrer l’exemple. Allez Michelle, la lutte continue!

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‘FRESH’

Ce documentaire nous fait voyager dans l’Amérique profonde pour nous y faire découvrir un mouvement grandissant mené par des fermiers, des intellectuels et des entrepreneurs qui vise à transformer et à repenser notre façon de faire pousser et de distribuer notre nourriture. Recueil d’histoires exaltantes et pleines d’espoir, ce film nous montre les efforts réalisés afin de développer des alternatives à la manière dont nous nourrissons aujourd’hui la planète. L’objectif de ce film  est de sensibiliser les consommateurs et d’accroitre leur connaissance sur le sujet et par conséquent, leur permettre de participer de manière active au changement par le simple fait de repenser leur façon de faire pousser, d’acheter et de manger. Bref, même combat que la Grande Bouffe Ethique, ;-)

http://www.vimeo.com/4189462

(Photos : Nicolas Sauvage - sauf celle de James Dean :-) )

Source :

- Wikipédia

- Le parisien

- Treehuger

Pour ceux qui veulent en savoir plus :

- Coca cola et sa politique environnementale (en anglais)

- Newport Festival

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Composter dans sa cuisine

Naturemill composter(Photo : Jbloom)

La société américaine Naturemill commercialise un composteur de cuisine très simple à utiliser. Une innovation pratique de plus en matière de réduction de déchets…

Jusqu’à 55 kilo de déchets par mois, c’est la quantité de déchets que peut traiter ce composteur de cuisine. L’énergie dégagée élimine les odeurs et les agents pathogènes. Les déchets organiques sont disposés dans le compartiment supérieur pour être transformer en composte. Il est ensuite transférer dans le compartiment inférieur pour être récupéré et utilisé (voir illustration ci-dessous).

Naturemill Composteur

Il suffit de brancher le composteur à une prise électrique et sa consommation électrique n’éxède pas les 5 kwh par mois soit un coût mensuel de 0,4 Euro. Pas d’odeurs, pas de lombric, pas de parasites et peu d’entretien car il suffit d’ajouter de la sciure ou du bicarbonate de soude pour équilibrer la composition des déchets à composter. Un filtre (à remplacer tous les cinq ans) empêche les mauvaises odeurs. Le composteur se place soit dans le placard sous l’évier de la cuisine, soit en extérieur car il résiste à la pluie et aux températures au dessous de zéro.

Le composte prêt à l’emploi se récupère dans le compartiment inférieur lorsque l’indicateur lumineux nous en informe. Après évaporation de plus de 70% de la matière organique, il ne reste qu’un fertilisant naturel concentré, à savoir le composte. Ce dernier peut ainsi être utiliser immédiatement pour le jardinage ou entreposer en attendant le printemps.

Les bénéfices pour l’environnement sont nombreux. Le composteur permet de recycler quelques deux tonnes pendant son existence. Il contribue également à la réduction des émissions de Méthane, gaz à effet de serre très puissant. Ce composteur est fabriqué à partir de matériaux recyclés et est aussi recyclable.

Seul petit hic, le prix, la gamme comprend des produits coûtant de 199$ (157€) à 399$ (315€). Etre un consommateur responsable a parfois un prix et non des moindres…

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Le site de Naturemill

Autres articles sur le compostage

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Ecolocuisine

(Photo : Marie-II)

Comment être écolo dans sa cuisine ? Greenpeace Canada nous donne quelques conseils pour économiser de l’énergie, de l’eau, manger mieux et minimiser les déchets…

LES ÉLECTROMÉNAGERS

Le réfrigérateur consomme plus d’énergie que tout autre électroménager, mais on peut réduire la consommation d’énergie en procédant comme suit :
• Garder la température du réfrigérateur de 3 à 5°C et du congélateur de -17 à -15°C.
• Afin de conserver l’énergie, essayer d’ouvrir la porte du réfrigérateur moins souvent et pendant moins longtemps.
• Ne pas mettre le réfrigérateur dans un endroit chaud, par exemple près d’une source de chauffage ou en plein soleil.
• Au moins une fois l’an, nettoyer le serpentin de condenseur à l’arrière ou au bas du réfrigérateur pour un fonctionnement plus efficace.
• Garder propre le joint de la porte, afin d’empêcher qu’il ne soit détérioré par des aliments séchés.

AUTRES MESURES RECOMMANDÉES

• Avant d’acheter de gros électroménagers, vérifier et comparer les rapports énergétiques (voir photo). Ils indiquent le nombre de kilowatt-heures (kWh) d’énergie consommée par mois.
• Utiliser une bouilloire électrique, car elle consomme moitié moins d’énergie que la cuisinière pour faire bouillir l’eau.
• Pour la cuisson des aliments, choisir des ustensiles en verre, qui cuisent plus rapidement que ceux en métal. Afin de réduire la consommation d’énergie, il serait bon que le feu de la cuisinière soit de même dimension que la base de l’ustensile de cuisson.
• Employer un autocuiseur, qui consomme peu d’énergie et convient bien aux aliments se situant « au début de la chaîne alimentaire ».
• Ne pas gaspiller d’énergie à préchauffer le four, car la plupart du temps, cela n’est pas nécessaire. Pour les pâtisseries et les gâteaux, il suffit de préchauffer le four 10 minutes. Il est aussi possible d’éteindre le four 15 minutes plus tôt pour des mets comme les rôtis et les plats en cocotte, car la chaleur du four est suffisante pour finir la cuisson.
• Réduire le feu lorsque l’eau arrive à ébullition. L’eau sera à la même température que si elle bouillait à gros bouillons.

LES ALIMENTS

• Manger des aliments se situant au début de la chaîne alimentaire, car la production de fruits et de légumes demande beaucoup moins d’énergie que celle de la viande.
• Non seulement la consommation de fruits et de légumes biologiques réduit la quantité de pesticides présents dans l’environnement, mais elle est également plus saine pour soi-même, les agriculteurs et les préposés à la manutention des aliments. Il suffit de rechercher l’étiquette « AB – Agriculture Biologique ».
• Consommer des fruits et des légumes locaux, plus frais, qui risquent moins d’être paraffinés et traités aux pesticides.
• Enlever l’excédent de gras de la viande et de la volaille et éviter de consommer des produits laitiers ayant une forte teneur en gras. De nombreux polluants chimiques présents dans l’environnement s’accumulent dans le gras.
• Ne pas conserver les aliments dans des sacs de plastique. Utiliser des contenants en verre pour conserver les aliments au réfrigérateur, mais faire attention car les contenants en verre ne vont pas tous au congélateur.
• Ne jamais utiliser un contenant de plastique pour faire chauffer des aliments au micro-ondes. Lorsqu’ils sont chauffés, même les contenants de plastique approuvés pour utilisation au micro-ondes peuvent transmettre des agents chimiques aux aliments.
• Si l’on doit utiliser un emballage en plastique, il est recommandé de ne pas le laisser venir en contact direct avec les aliments et de s’assurer qu’il ne s’agit pas de polychlorure de vinyle (ou PVC).

LES DÉCHETS

• Acheter des produits en vrac. Ils sont moins chers et l’emballage est réduit.
• Éviter les contenants de plastique, car ils sont fabriqués avec divers types de plastiques coûteux et difficiles à trier et à recycler.
• Choisir des produits offerts dans des contenants rechargeables ou réutilisables.
Composter les résidus de cuisine.
• Choisir des produits fabriqués de matières recyclées.

PETITS CONSEILS

• Mettre un contenant d’eau potable au réfrigérateur de manière à éviter de faire couler souvent l’eau du robinet jusqu’à ce qu’elle refroidisse pour boire un verre d’eau.
• Garder un bol d’eau dans l’évier pour se rincer les mains en préparant les repas.
• Si l’usage d’un lave-vaisselle est nécessaire, le faire fonctionner à pleine charge, au cycle économique. Pour une meilleure efficacité énergétique, arrêter l’appareil après le rinçage, et laisser sécher la vaisselle à l’air.
• Utiliser des essuie-mains et des serviettes de table en tissu plutôt qu’en papier.
• L’eau vient à ébullition plus vite s’il y a un couvercle sur la casserole.
• Ne pas laisser couler l’eau tout en faisant la vaisselle.
• La cuisson d’aliments congelés prend plus d’énergie, donc les faire dégeler au préalable.

Source : Greenpeace Canada

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Manger ou conduire, il faut choisir…

(Photo : rrelam)

Bagarres mortelles pour le pain en Egypte, émeutes en Haïti, à l’heure où deux milliards d’êtres humains sont mal nourris et 800 millions sont sous-alimentés, les émeutes de la faim se multiplient sur la planète. Succession de mauvaises récoltes, augmentation de la population mondiale, évolution des régimes alimentaires de pays émergents tels que l’Inde et la Chine. Voici quelques uns des facteurs qui expliqueraient la hausse des prix des principales denrées alimentaires. Mais le facteur le plus montré du doigt semblerait être l’essor des agrocarburants…

En tant que consommateurs, nous nous sommes bien évidemment rendus compte de la hausse des prix de certains produits alimentaires ces derniers temps. A l’échelle mondiale, par exemple, le prix des céréales a augmenté en 2007 de 42 % et celui des produits laitiers de 80%. Afin d’expliquer cette hausse des prix, l’OCDE (Organisation for Economic Co-operation and Development) a répertorié certains facteurs tels qu’une série de mauvaises récoltes et l’augmentation de la population mondiale. Ces dernières sont également accompagnées d’évolution de la consommation en Chine et en Inde. Ces deux pays s’ouvrent en effet actuellement aux modes de consommation occidentaux et une partie de leurs populations change ainsi ses habitudes alimentaires. La part des produits d’origine animale (lait et viande) est en nette augmentation dans la composition de ces nouveaux régimes alimentaires « à l’occidental » et qui dit plus de viande dit plus de céréales pour nourrir les animaux.

Enfin, nous assistons actuellement à un engouement sans précèdent pour les biocarburants de la part de nombreux gouvernements. L’Union Européenne souhaite en effet, d’ici à 2020, assurer 10% de ses besoins énergétiques pour le transport grâce aux agrocarburants. Cet objectif semble cependant peu réaliste puisqu’il impliquerait la conversion de presque trois quarts des terres agricoles (très exactement 72%) à des fins énergétiques. En d’autres termes, nous aurions du biocarburant bon marché pour prendre nos voitures et allez faire nos courses, mais il n’y aurait malheureusement plus rien sur les rayons. Les Etats-Unis et la Chine, quant à elles, ne font guère preuve de plus de réalisme car elles ont également déclarer vouloir assurer une partie relativement importante de leurs besoins en agrocarburants (respectivement 5 % d’ici à 2012 et 15 % d’ici à 2010). Les pays en développement s’intéressent également de très près à cette manne à l’image du Sénégal qui a récemment crée un ministère des agrocarburants alors que le pays a récemment été confronté a des émeutes de la faim.

C’est dans ce contexte que de hauts responsables des Nations Unis posent aujourd’hui la question de savoir si la sécurité alimentaire mondiale est menacée par ce phénomène. Selon Josette Sheeran, directrice du Programme Alimentaire Mondial (PAM), la conversion de terres agricoles à des fins énergétiques se fait au détriment de la sécurité alimentaire alors qu’il est estimé qu’une augmentation de 50% de la production agricole serait nécessaire d’ici a 2030 afin de subvenir aux besoins alimentaires de la population mondiale. De son côté, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler, estime que « la fabrication de biocarburants est aujourd’hui un crime contre l’humanité ». Jean Ziegler dénonce en fait plus spécifiquement les subventions aux cultures énergétiques dans les pays occidentaux : « Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à six milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant ». Les cultures énergétiques étant subventionnées, elles sont donc très rentables et il n’est pas surprenant de les voir se développer au détriment des cultures alimentaires. Aujourd’hui, les principaux végétaux utilisés pour la fabrication de biocarburants sont le soja, le blé, le colza, le maïs ou la betterave ; autant d’aliments qui ne finiront pas dans l’assiette des gens.

Alors je pose la question : Manger ou conduire, faut-il choisir ? Et bien oui, l’un est besoin vital, l’autre ne l’est pas. Dans un contexte où la sécurité alimentaire mondiale est menacée, il faut encadrer l’essor des biocarburants avec précaution et repenser l’agriculture de demain. Le 15 Avril dernier, des experts ont d’ailleurs publié un rapport appelant à soutenir les petits paysans et à intensifier les recherches en agroécologie et considérant les biocarburants comme une menace potentielle aux cultures alimentaires, qu’elles soient intensives, extensives ou vivrières.

Les agrocarburants ou biocarburants représentent un possible alternative énergétique à long terme mais leur essor actuel provoque plus de problèmes que de solutions. Ils possèdent certes des avantages car ils émettent moins de dioxyde de carbone lors de leur consommation que les énergies fossiles et ils sont de surcroît renouvelables. Cependant, leur système de production doit être considérablement amélioré car les émissions de ce même dioxyde carbone sont également importantes lors du processus de fabrication (balance énergétique négative dans le cas de l’éthanol) et les techniques visant à utiliser uniquement les déchets agricoles pour produire « l’or vert » sont loin d’être au point…

Pour en savoir plus :
- Bagarres mortelles pour le pain en Egypte (rue89.com)
- Mobilisation internationale contre la famine en Haïti (Lemonde.fr)
- La montée en puissance des agrocarburants risque d’exacerber les pénuries alimentaires (Lemonde.fr)
- Les biocarburants accusés d’exacerber la crise alimentaire (Lemonde.fr)
- Des experts appellent à repenser l’agriculture de demain (Lemonde.fr)
- La hausse des prix nourrit la révolte des pays pauvres (Liberation.fr)

Je vous conseille également de re-écouter l’émission d’Alain Bedouet « le téléphone sonne » du 16 Avril 2008 sur France Inter sur le même sujet.

Et enfin, puisque vous avez été sages, vous avez le droit a une petite vidéo (extrait de l’émission Le dessous des cartes sur Arte) :

http://www.dailymotion.com/videox4cie7

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Biotop, pas top du tout

(Photo : Skugg/Flickr)

Biotop est une entreprise spécialisée en lombriculture mais elle manque selon moi de sérieux…

Pendant l’hiver, j’ai fabriqué un très joli bac a lombricompostage à mes parents (photos à venir). J’ai utilisé des caisses de rangements empilables selon les conseils d’un guide de lombricomopostage et j’ai commandé séparément 500 grammes de vers pour lombricompostage sur le site internet de Biotop.

Cela fait maintenant plus de trois semaines que j’ai envoyé mon paiement par chèque (et non, on ne pouvait pas payer en ligne avec la carte) et toujours aucune nouvelle. J’ai laissé plusieurs messages sur répondeur et envoyé plusieurs emails et aucune réponse.

Je n’ai certes pas été débité mais je trouve que leur système de prise de commande manque de sérieux et leur suivi clientèle est inexistant car ils n’ont répondu a aucun de mes messages. En supposant qu’ils n’aient pas reçu mon paiement, ils ne se sont même pas inquiétés de ne rien recevoir.

Finalement, je vais devoir leur faire un courrier pour leur demander d’annuler la commande (j’espère qu’ils recevront ce lui-là) et je me trouverai un autre fournisseur. D’ailleurs, Si vous avez des suggestions, je suis tout ouïe…

Autres articles sur le lombricompostage

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Se chauffer à l’olive…

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(Photo: Flickr/Yoshiko314)

Nous savons tous que les énergies fossiles (pétrole et gaz) deviennent rares et par conséquent de plus en plus chères. En Espagne, certains ont trouvé une solution alternative pour se chauffer ; Juan Cabello, gérant de l’entreprise de chauffage madrilène Calordom, s’étonne même que personne n’y ait pas pensé avant lui. Selon lui, aucun risque d’explosion, aucune contamination, un chauffage prolongé, tout ça grâce aux… noyaux d’olives. Depuis quelques années, ces derniers sont utilisés comme combustible aussi bien dans l’industrie qu’à des fins domestiques. Pour ce qui est de l’installation domestique, elle se compose d’un silo et de tuyaux le reliant à la chaudière. L’entretien se fait une fois tous les mois et demi en remplissant le silo de noyaux d’olives et en vidant les cendres qui font un très bon engrais pour le jardin. Et selon Juan Cabello, ce ne sont pas les noyaux d’olives qui manquent en Espagne puisqu’il y en aurait assez pour chauffer deux millions de foyers.

L’entreprise vante les vertus économiques et environnementales de son chauffage à partir de la biomasse ; Tout d’abord en évoquant un coût d’installation de 3000 a 6000 Euros (amortis en quatre ou cinq ans), puis en expliquant que pendant la combustion des noyaux d’olive, le gaz carbonique émis ne dépasse pas celui que l’olivier a absorbé durant sa croissance à travers la photosynthèse.

L’organisation Greenpeace s’est cependant fait entendre sur le sujet. Selon Sara Pizzinato, si cette solution se généralise, «les cultures énergétiques deviendront intensives, ce qui suppose une utilisation élevée d’engrais dérivés du pétrole, l’utilisation de machines très demandeuses en pétrole, et en fin de compte un solde énergétique qui ne sera plus positif». Les écologistes mettent donc en garde contre un usage excessif de cette biomasse qui pourrait conduire à un appauvrissement des sols, à la désertification et donc au changement climatique.

Je n’ai pas malheureusement réussi à obtenir d’information sur le prix du kilo de noyaux d’olives. Je me disais que si on veut être autosuffisant en noyaux, il faut en organiser des apéros…

(Source : Libération/AFP)

Lire l’article de Libération.

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La maison du gland

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(Photo : SWSU)

Si vous passez à Londres un de ces quatre, je vous conseille un restaurant en particulier, il s’agit du « Acorn House », autrement dit « la maison du gland », je sais, je sais, ça fait tout de suite moins glamour en français…
Je l’ai en fait découvert il y a voilà deux ans dans une conférence sur l’environnement où son chef, Arthur Potts Dawson, en faisait la promotion.

Le « Acorn House » a en fait la réputation d’être le resto le plus écolo de Londres. Dans la mesure du possible, les produits locaux, saisonniers et issus de l’agriculture biologique ont la priorité. De plus, ils font des économies d’énergie, du tri sélectif et du lombricompostage.

Mais ce n’est pas tout, l’établissement s’est également attaqué à la dimension sociale du développement durable. En effet, le restaurant offre des formations reconnues par l’état à des jeunes en difficultés issus des communautés locales. Le restaurant est également engagé dans divers programmes de sensibilisation du public pour une alimentation saine et variée.

J’y suis allé, je me suis régalé et j’ai passé une excellente soirée. Le restaurant est situé à dix minutes à pieds de la gare Eurostar de Saint Pancras, alors pour ceux qui arrivent de Paris ou y partent, c’est pratique. Pour ce qui est du budget, ce n’est pas vraiment donné (environ 40 Euros par personne avec un verre de vin), mais on est à Londres, la ville la plus chère du monde et la qualité se paye…

Le site du Acorn House

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Encore une histoire de sac plastique…

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(Photo : Daily Mail)

Petite devinette : On m’utilise 20 minutes en moyenne et je met un millier d’années à me dégrader. Qui suis-je ?

Le journal anglais, le Daily Mail a lancé une campagne de boycott des sacs plastiques en Angleterre. Afin de sensibiliser ses lecteurs, le journal tire sur la corde « animaux en danger » et évoque les risques de suffocation pour des animaux tels que les tortues (qui confondent les sacs plastiques avec des méduses), les dauphins ou encore les phoques.

Le Daily Mail aimerait que le gouvernement anglais s’inspire de modèles récemment mis en place par ses voisins. En effet, l’Irlande a introduit en 2002 une taxe sur les sacs plastiques qui a permit de réduire de 90% leur distribution. En 2007, les leaders de la grande distribution en France ont également arrêté la distribution de sacs plastiques et font payer pour des sacs réutilisables. Le gouvernement français prévoit une interdiction totale des sacs plastiques en 2010, autrement dit, demain. Le journal déplore que le Royaume-Uni soit un des derniers pays occidentaux à distribuer gratuitement des sacs plastiques par milliards chaque année (13 milliards pour être exacte, soit 800 par famille et par an).

Le gouvernement anglais aborde tout de même la question dans sa stratégie de gestion des déchets publiée en Mai 2007 : « A long terme, le gouvernement pense que la distribution gratuite de sacs plastiques dans les points de vente deviendra désuète.»

Je leur souhaite bien du courage…

Source : Daily Mail

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Ça sent la friture…

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(Crédit : Jupiterimages)

Vous avez sans doute déjà entendu parler de ces quelques marginaux qui font le plein de leur voiture en s’approvisionnant en huile de friture dans les restaurants. J’avais justement vu un petit reportage de quelques minutes sur cet automobiliste marseillais qui ne se faisait guère de soucis quant a la variation du prix du baril de pétrole.
En Angleterre, il est interdit aux restaurants de se débarrasser de leur huile de friture dans le tout a l’égout (ce qui n’est pas le cas en France) ; Les restaurateurs doivent donc remettre l’huile usagée dans des conteneurs qui sont par la suite collectés par le fournisseur. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est la possibilité pour les restaurateurs de se faire payer afin de voir leur huile usagée collectée et recyclée en biocarburant, à condition qu’ils en consomment une quantité considérable. Il ne serait bien évidemment pas profitable pour une entreprise produisant des biocarburants de se déplacer chez le Kebab du coin pour collecter 5 litres d’huile usagée.
C’est le genre d’initiative qui intéresserait plutôt les grandes chaînes telles que Mc Do. En effet, la chaîne, réputée pour ses plats cuisinés de très haute qualité, a décidé cette année de faire marcher la totalité de sa flotte en Angleterre (155 véhicules) au biocarburant et ce en réutilisant leur propre huile de friture usagée. Cette initiative leur permettra de remplacer les six millions de litres de diesel annuel qui servaient à livrer les 1200 restaurants anglais mais il leur faudra tout de même ajouter de l’huile de colza vierge (15% du total) pour subvenir à leurs besoins (sources: BBC/Reuters).

En France, l’idée commence à faire son bout de chemin en France et c’est Helder de Oliveira, de la mairie de Paris, qui déclare que ce sont ainsi seize mille tonnes d’huile de friture qui pourraient procurer seize millions de litres de biocarburants (voire encadré de l’article Novethic). A suivre…

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La cuisine des mécaniques terrestres

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Le design durable ou ecodesign s’immisce partout y compris dans notre environnement quotidien. La cuisine n’échappe donc pas à ce phénomène et les idées fleurissent. Pour preuve ce travail de John Arndt, un étudiant américain en design. Une cuisine vraiment sympa et symbiotique où l’on peur faire sécher sa vaisselle en même temps qu’arroser ses plantes et où l’on convertit ses déchets organiques en ressources pour le jardin en nourrissant la poubelle à composte (les vers de terre font le reste). A quand la commercialisation?

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Ci-dessous le portfolio de John Arndt:

portfoliofor_syracuse.pdf

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